Introduction générale au sujet

 

JT de 20H de TF1 du jeudi 12 juillet 2012

     La crise économique a eu un fort impact sur le secteur automobile en Europe. Le groupe PSA a en effet enregistré une baisse de ses ventes de 16,7% en janvier 2013 par rapport à janvier 2012.immatriculation-1.jpg Comme nombre de ses concurrents, PSA doit faire face à un problème de surcapacités de production. En effet, selon une étude Alix Partners, L'Europe en marche arrière, PSA n'exploiterait ses sites européens qu'à 75%, et Renault à 80%. Le « made in France », souhait majeur de la filiale PSA Peugeot-Citroën, devient alors compliqué à mettre en place, surtout sur des voitures à faible marge. Le président du Directoire de PSA Peugeot-Citroën, Philippe Varin, avait alors lancé un plan d'économies, mais celui-ci n'a pas rapporté autant qu'espéré: le groupe ne peut qu'intensifier la restructuration. Ainsi, le jeudi 12 juillet 2012, le président du Directoire de PSA Peugeot-Citroën, Philippe Varin annonce un plan global de restructuration au sein de l'entreprise. Ce plan vise à fermer le site de production d'Aulnay-sous-Bois, d'ici 2014, ce qui représente 3000 suppressions de postes directs. Le site d'Aulnay était en charge de la production de la C3, celle-ci sera désormais transférée sur le site de Poissy.

psa-aulnay.jpg

                          Salariés protestant contre la fermeture du site PSA à Aulnay-sous-Bois

Quant au site de Rennes, la suppression de 1400 postes est prévue sur les 5600 que compte le site au total, soit un salarié sur quatre. Dans le secteur hors production, PSA prévoit également de se séparer de 3600 de ses salariés. En tout, ce sont 8000 postes en moins qu'annonce le groupe. Le 11 décembre 2012, en plus de ces 8000 postes, PSA informe de la suppression supplémentaire de 1500 postes, des départs naturels (décès, retraites...) non remplacés, lors d'un comité central d'entreprise. Avec le plan de départs volontaires démarré en 2012, ce seront au total 11 214 postes qui seront supprimés, selon les syndicalistes. D'autre part, le constructeur Renault a vu ses ventes chuter de 22% en 2012, et de 7,4% pour janvier 2013 par rapport à janvier 2012. Si jusqu'ici le groupe a réussi à se maintenir en très grande partie grâce à Dacia, qui a vu ses ventes augmenter de près de 10%, il y a fort à penser que la filiale low-cost du groupe ne pourra pas jouer ce rôle d'amortisseur longtemps.

renault-graphiques.jpg

Situation du constructeur Renault

JT de 20H de TF1 du mercredi 16 janvier 2013

C'est pourquoi le mercredi 16 janvier 2013 Renault annoncé 7500 suppression de postes d'ici 2016, soit près de 15% de son effectif en France. Cependant, Carlos Ghosn (président de Renault, Dacia, Nissan et Infiniti) exclut « tout licenciement sec, plan économique ou plan de départs volontaires. », et compte très majoritairement sur des départs naturels, complétés avec une extension du dispositif GPEC, qui comprend la mobilité, les reconversions et les aménagements de fin de carrière des salariés. Le groupe a également lancé les négociations sur un pacte de compétitivité avec les syndicats. Pour redresser la situation, les constructeurs comptent également sur l'innovation. En effet, PSA est en train de développer un moteur à air comprimé et essence et va lancer six nouveaux modèles de voitures. On peut donc voir que ces entreprises, touchées par la crise, ont du prendre des mesures pour faire face à la crise, dans divers domaines.

      La crise que le secteur automobile rencontre est une crise plus globale, touchant l'économie entière. La crise est un retournement brutal de la conjoncture économique qui marque la fin d'une période d'expansion. Par extension, c'est une situation économique caractérisée par la faiblesse de la croissance du PIB et le développement du chômage. La crise actuelle a commencé en 2007 et n'est pas encore finie. D'abord cantonnée aux États-Unis, là où elle a débuté, elle s'est ensuite propagée au monde entier, n'épargnant ni les banques, ni les ménages, ni les États, ni les entreprises. Une entreprise est une unité de production dont l'objectif est de vendre sur un marché, des biens et des services marchands. Elle a comme objectif la réalisation d'un profit (but lucratif). Certaines sont contrôlées par l'État (comme EDF) et sont donc publiques. Elles peuvent avoir un but lucratif, d'autres sont chargées de service public, même si le service qu'elles fournissent est marchand. Une entreprise touchée par la crise se doit de réagir, mais comment ? C'est le problème qui se posent aux entreprises, nationales, mais également locales ! En quoi la mise en place de nouvelles stratégies par les entreprises, notamment locales, est-elle indispensable dans un contexte de crise ?

     Pour répondre à cette problématique, nous nous intéresserons aux crises dans l'histoire et aux impacts qu'ont eu la crise actuelle sur les entreprises. Nous verrons ensuite les stratégies commerciales et productives alors adoptées par les entreprises.

Commentaires (2)

1. Philomena Marie-Joséphine Eulalia de Pasquenet Haut-sur-les-Bois-des-méandres-de-la-Seine 25/04/2013

collectif métissé oh-hé oh-hé !

74578 CEDEX

2. Germaine 25/04/2013

Vous noterez la très belle cravate du Monsieur de TF1 qui doit coûter un an de SMIC.
Rejoignez le collectif, tous avec nous camarades! Avec Lutte ouvrière

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site